2014 : La guerre telle qu'on ne l'attendait pas

Pensée, conçue par les militaires, comme par les autorités civiles, comme devant être une guerre de courte durée, au nom des conceptions clausewitziennes largement partagées de « montée rapide aux extrêmes », le conflit qui s’ouvre au mois d’août 1914 se transforme en quelques mois en guerre d’usure à laquelle il est nécessaire de faire face et à laquelle les différentes sphères étatiques et sociales sont contraintes de s’adapter. Ce sont ces différentes démarches d’adaptations multiformes qui ont été au cœur de la deuxième université d’été du musée de la Grande Guerre les 4 et 5 juillet 2014.

La guerre telle qu’on ne l’attendait pas… (1914-1918)

Comment États, armées et individus se sont-ils adaptés à la guerre ?

Pensée, conçue par les militaires, comme par les autorités civiles, comme devant être une guerre de courte durée, au nom des conceptions clausewitziennes largement partagées de « montée rapide aux extrêmes », le conflit qui s’ouvre au mois d’août 1914 se transforme en quelques mois en guerre d’usure à laquelle il est nécessaire de faire face et à laquelle les différentes sphères étatiques et sociales sont contraintes de s’adapter.

Ce sont ces différentes démarches d’adaptations multiformes qui ont été au cœur de la deuxième université d’été du musée de la Grande Guerre les 4 et 5 juillet 2014.

Déroulement

Les quatre demi-journées ont été articulées autour de trois moments forts :

  • Une conférence introductive par session
  • Des tables rondes animées par des spécialistes de différents pays qui ont permis aux participants de s’associer aux débats
  • Des ateliers et visites sur le terrain

Intervenants

Intervenants des tables rondes

  • Bärbel Kuhn, professeur à l'université de Siegen (Allemagne)
  • Gueorgui Peev, professeur associé à la Nouvelle Université bulgare
  • Stanislav Stretenovic, docteur en histoire, chercheur titulaire à l'Institut national d'histoire contemporaine, Belgrade (Serbie)
  • Alexander Vershinin, docteur en histoire à l'université de Moscou

Intervenants des conférences introductives

  • Maurice Vaïsse, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris :  D’une guerre locale à une guerre mondiale
  • Dr Frédéric Guelton, historien militaire : D’une guerre courte à une guerre longue
  • Fabienne Bock, professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est de Marne-la-Vallée : D’une guerre classique à une guerre totale
  • François Cochet, professeur des universités en histoire contemporaine à l’université de Lorraine - Metz : Des sociétés mobilisées ?

Intervenants des ateliers

  • Lieutenant-colonel Christophe Gué, chef de la division armée de Terre du département des études et de l’enseignement, Service historique de la défense : Sur les lieux de la bataille de la Marne : visite de terrain commentée

 

 

  • Michel Rouger, directeur du musée de la Grande Guerre : Visite commentée de l’exposition temporaire du musée de Meaux consacrée à l’entrée en guerre de l’Empire britannique

Programme

Vendredi 4 juillet

       8 h 30 Accueil café

       9 h - 12 h 30 D’une guerre locale à une guerre mondiale

9 h - 9 h 30 Conférence introductive : Maurice Vaïsse

9 h 30 – 10 h 30 Table ronde

Acceptée comme devant être une guerre limitée à quelques États, la guerre de 1914 se mondialise en plusieurs étapes, tant chronologiques que mentales et culturelles. Dès septembre 1914, le recours aux troupes coloniales, mais aussi les combats navals sont des signes d’élargissement du conflit. L’entrée en guerre de l’Empire ottoman, de l’Italie, en 1915, ouvre de nouveaux fronts et étend encore le développement de la guerre. Celle des États-Unis, entraînant dans leur sillage un grand nombre d’États latino-américains, vient donner une ultime extension géographique à la guerre. Poids des alliances, motivations des uns et des autres sont au cœur des interrogations sur l’extension territoriale du conflit.

10 h 30 – 11 h Débat

11 h - 11 h 30 Pause

 

       11 h 30 - 12 h 30 Atelier : Visite commentée de l’exposition temporaire du musée de Meaux, consacrée à l’entrée en guerre de l’Empire britannique

12 h 30 - 13 h 30 Déjeuner

13 h 30 - 18 h 30 D’une guerre courte à une guerre longue

13 h 30 - 14 h Conférence introductive : Dr Frédéric Guelton

14 h - 15 h Table ronde

Si l’opposition à la guerre est faible dans les pays qui entrent en guerre en août 1914, c’est bien parce que règne la conviction, partagée par les milieux décisionnaires comme par les peuples, que la guerre sera une rude épreuve, certes, mais qu’elle sera de courte durée. Or, la guerre va se prolonger durant plus de quatre années. La seconde table ronde s’interroge sur les raisons de cette installation dans la durée et sur les adaptations que le passage d’une guerre courte à une guerre longue impose à l’ensemble des sociétés.

15 h - 15 h 30 Débat

15 h 30 - 15 h 45 Pause

15 h 45 - 18 h 30 Atelier : Sur les lieux de la bataille de la Marne, visite commentée.

Samedi 5 juillet

       8 h 30 : Accueil café

       9 h - 12 h 30 D’une guerre classique à une guerre totale

9 h - 9 h 30 Conférence introductive: Fabienne Bock

9 h 30 - 10 h30 Table ronde

Depuis la fin du Moyen Âge et l’émergence du capitalisme européen, l’activité guerrière fait mauvais ménage avec l’économie. Elle introduit des perturbations dans les circuits économiques normaux. Durant quatre années, la Grande Guerre va inventer de nouveaux modes de régulation économiques, mais aussi politiques et militaires pour répondre aux besoins d’une guerre largement inédite dans son intensité et sa durée. La notion de guerre totale sera interrogée lors de la table ronde, ainsi que les modalités tendant à y répondre.

10 h 30 - 11 h Débat

11 h - 11 h 30 Pause

11 h 30 - 12 h 30 Atelier : La mobilisation économique en temps de guerre à partir des affiches des collections du musée de la Grande Guerre

       12 h 30 - 13 h 30 Déjeuner

       13 h 30 - 16 h 30 Des sociétés mobilisées ?

13 h 30 - 14 h : Conférence introductive : François Cochet, professeur des universités en histoire contemporaine

14 h – 15 h Table ronde

Depuis une quinzaine d’années prévaut, en France en particulier, l’idée que l’ensemble des sociétés aurait été totalement tourné vers la guerre et ses conséquences, à travers la mobilisation économique et culturelle. Ce paradigme mérite d’être questionné. Quels sont les degrés de réception des phénomènes guerriers dans les différentes strates sociales ? La norme culturelle de guerre s’impose-t-elle partout et toujours entre 1914 et 1918 ?

15 h – 15 h 30 Débat

15 h 30 – 16 h 30 Bilan de l’université d’été

 

Pour accéder aux conférences, tables rondes et ateliers mis en ligne par l'Association des professeurs d'histoire-géographie, partenaire de l'Université d'été (Tous droits réservés APHG Bureau de Picardie/lycée Jean de La Fontaine, Château-Thierry)

Les transcriptions de la conférence de Frédéric Guelton, D'une guerre courte à une guerre longue, et des interventions de la table ronde associée sont accessibles ci-dessous.   

Les choix des deux coprésidents

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Visite commentée de l’exposition « Join now ! »

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D’une guerre courte à une guerre longue

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La question de l’adaptation - table ronde

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Le cas serbe - table ronde

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Le cas russe - table ronde

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Le cas bulgare - table ronde

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